« On construit aujourd'hui des maisons sans âme.
Moi, je sauve celles qui en ont. »
Entrepreneur depuis toujours
Depuis tout petit, je savais que je voulais être entrepreneur. Je ne savais pas encore quel serait MON projet, mais j'avais la certitude que je le trouverais au moment venu. À partir de 10 ans, j'ai commencé à fixer mes objectifs par tranches de cinq ans. Je serai entrepreneur à 30 ans !
Quand j'ai décidé de fonder ma famille, j'ai modifié mon objectif initial : devenir entrepreneur à 30 ans, je l'ai déplacé à 35 ans. Rien n'a jamais été mis sur pause. J'ai simplement ajusté ma trajectoire pour bâtir quelque chose de plus solide, plus mature, plus durable. Pour qu'elle perdure pour les générations futures, en espérant leur transmettre ma passion de restaurer de vieux objets. Leur rendre l'apparence qu'ils avaient lorsque l'artisan a livré son œuvre. Pour que nous aussi soyons témoins de leur beauté d'antan.
Une voie qui n'était pas dans les livres
J'ai longtemps cherché ma voie professionnelle. L'université ne me convenait pas — pas par manque de passion, mais parce que ce qui me fascinait n'était pas dans les livres. C'était dans les vieilles portes patinées, dans les moulures sculptées à la main, dans les détails que personne ne remarque plus.
Je suis un architecte manqué. Je me suis vite rendu compte que les études supérieures n'étaient pas pour moi. Mais ma passion pour les bâtiments anciens, le savoir-faire ouvrier, l'âme qu'ont les vieilles constructions — ça, c'est resté. Je devais trouver le moyen de financer mon rêve, de prendre en main ma destinée.
La révélation du laser
Toujours à la recherche de ma niche, sachant que les problèmes se règlent avec la science, je me suis tourné vers elle. Lorsque j'ai découvert le nettoyage par laser, ce fut une révélation. Une onde projetée à la vitesse de la lumière, sous forme de laser, retire les contaminants sans toucher la surface de l'objet. Il travaille avec des micromètres pour une précision optimale. Avec lui, je révèle ce que d'autres allaient effacer.
Après des années de recherche et des mois d'angoisse à attendre mon colis contenant toutes mes économies. Avec l'espoir de recevoir la machine tant espérée livrant les résultats vantés. Quand elle est finalement arrivée, j'ai su que je pourrais vraiment faire une différence dans la restauration patrimoniale. La force du 21e siècle au service d'artéfacts des précédents. Un nouveau service venait d'arriver au Royaume. Finition Boily est né !
Aujourd'hui, je redonne vie aux portes que nos arrière-grands-parents ont touchées, aux balustrades sculptées dans des forêts qui n'existent plus, aux pierres qui ont vu passer plusieurs centaines d'années, aux briques que la suie a camouflées. Que le temps a malheureusement effacées, les laissant dépérir avec la force du temps.
Préserver le travail ouvrier
Les habitations modernes sont rendues sans âme et sans saveur. Le travail manuel, le savoir-faire ouvrier qui faisait la beauté de nos bâtiments anciens, tout ça disparaît au profit du jetable et de l'industriel.
Mon travail, c'est de préserver ce qui mérite de l'être. De redonner vie à ce qui en avait. C'est ça, ma passion.